PARIS et NICOLAS FLAMEL EN DVD
Avec Patrick Burensteinas. Un film de Georges Combe. Durée : 1h 20 mn
Musique Gilbert Grilli. Images de synthèse : Didier Ozil. Voix de Gin Candotti-Besson et Georges Combe
Le premier volet de notre grand Voyage Alchimique nous a conduits
jusqu'à la "fin de la terre", bien après Saint Jacques de
Compostelle, au bout de la Galice et au bord de l'océan. Là, nous
avons découvert ce qu'est la "matière première" des alchimistes
occidentaux, l'antimoine. Maintenant, nous pouvons nous mettre au
travail du laboratoire et tenter de réaliser la fameuse Pierre
Philosophale. Il nous manque cependant des informations pratiques sur
les opérations nécessaires. Nous allons les découvrir dans le
deuxième temps du Voyage Alchimique.
Cette sixième étape va nous offrir des renseignements très précis
les modes opératoires des alchimistes. Elle est un véritable document
de travail.
Nous revenons de la Galice par la mer, comme le fit Nicolas Flamel
lui-même. Une mer qui évoque la matière première devenue liquide dans
le creuset que les alchimistes appellent leur "vaisseau".
Un peu avant Paris, ce sont les tours de la cathédrale de Chartres
qui émergent à l'horizon. Chartres fut la deuxième étape de notre
voyage mais nous nous y arrêtons à nouveau pour aller au portail sud
du transept. Patrick Burensteinas nous y fait remarquer de nombreux
messages alchimiques gravés dans la pierre. Ils nous permettent de
mieux cerner ces notions de Soufre, de Mercure, et de Sel qui sont
essentielles à l'alchimie. Ils nous font comprendre la nécessité
"d'ouvrir" la matière, ils nous parlent du "feu secret" et du dragon
des alchimistes, ils nous montrent une "noce chimique", c'est-à-dire
l'union du masculin et du féminin, ou du Soufre et du Mercure qui
donne naissance à la Pierre philosophale.
Nous vérifions l'acuité de ces messages dans le laboratoire, comme
nous le ferons pendant toute la durée de cette étape.
Enfin nous arrivons à Paris. Nous y retrouvons Saint-Michel, comme à
Bruxelles, au Mont-Saint-Michel ou à Rocamadour. Il est sur la
célèbre place Saint-Michel, au coeur du "quartier latin". Il se
dresse au-dessus d'une fontaine où il terrasse le dragon, Lucifer.
Cette fontaine nous rappelle, comme à Chartres, que la matière peut
"s'ouvrir" : l'eau sort d'un gros rocher et nous convie à considérer
l'énergie qui gît à l'intérieur de la matière. C'est là une des clefs
de l'alchimie : cette énergie considérable et mystérieuse qui est
dans la matière, les alchimistes, suivant l'exemple de Saint-Michel,
la mettent en communion avec celle du Ciel dans leur laboratoire.
N'auraient-ils pas pressenti et utilisé cette "énergie noire" qu'ont
découvert les astrophysiciens d'aujourd'hui et qui compose 73% de
l'univers?
Cette énergie serait évidemment capable de transmuter les métaux, et
c'est sans doute le secret qu'aurait approché le plus célèbre de tous
les alchimistes : Nicolas Flamel, un "écrivain public" qui vivait au
Moyen Age dans le quartier de Saint-Jacques de la Boucherie, près des
Halles, en plein centre de Paris.
Nous partons à sa recherche. Nous retrouvons la maison qu'il avait
fait construire pour les pauvres du Quartier. Nous explorons le
fameux livre qui lui a été attribué, "Le Livre des Figures
Hiéroglyphiques". Nous admirons les peintures tirées du "livre
d'Abraham le Juif" qui mit Nicolas Flamel sur le chemin de la Pierre
philosophale, et nous découvrons sa pierre tombale, au musée du Moyen
Age à Paris. Mais surtout, nous reconstruisons par les moyens
informatiques de l'image de synthèse, le grand cimetière des
Innocents tel que Nicolas Flamel et les parisiens ont pu le visiter
jusqu'en 1786, date de sa destruction.
Nous pouvons ainsi revoir, avec leurs couleurs et dans leur
environnement, les sculptures énigmatiques que Nicolas Flamel avait
fait placer sous l'une des arcades qui entouraient le cimetière.
Représentation religieuse ou grimoire alchimique? Si le contenu
chrétien de cette arcade ne fait aucun doute, le propos alchimique
semble sous-jacent, et peut seul expliquer certains détails. L'énigme
de Nicolas Flamel alchimiste demeure, mais elle nous démontre que les
images et les thèmes religieux peuvent avoir un double sens :
théologique et alchimique.
Une idée qu'il convient de vérifier. Nous nous rendons alors à
l'église Saint-Etienne-du-Mont où des vitraux extraordinaires
illustrent cette union troublante de l'univers religieux et du monde
alchimique. De nombreuses références à l'art d'hermès sont imbriquées
dans des scènes inspirées de la Bible: un creuset, dont le mot lui-
même évoque la "croix", l'arche de Noé, où semblent se réaliser
l'oeuvre au blanc et l'oeuvre au rouge sous la conduite de Noé, la
femme de Lot changée en Sel, -le sel alchimique?-, etc... Patrick
Burensteinas nous décrypte ces images.
Pour terminer cette sixième étape, l'église Saint-Gervais-Saint
Protais, derrière la mairie de Paris. Elle va nous permettre de
réviser nos connaissances alchimiques. Elle nous suggère aussi les
rapports étroits qu'ont pu nouer les alchimistes avec certains corps
de métier, comme ici les compagnons ébénistes dont la "maison " est
juste derrière l'église. Les miséricordes qui ornent les stalles du
choeur présentent des motifs bien étranges, magnifiquement
travaillés, et dont seule l'alchimie peut percer la signification.
Patrick Burensteinas nous laisse ainsi deviner et retrouver sur les
sculptures imagées de ces miséricordes l'union du Soufre et du
Mercure, une noce chimique, la notion de teinture, le rôle du Sel, et
une allégorie de la Pierre philosophale...
Ce qui semblait obscur et complexe nous est devenu familier, simple
et lumineux. Nous sommes prêts à entreprendre le Grand Oeuvre. C'est
ce que nous ferons dans notre septième et dernière étape de noter
Voyage, devant le porche et la rosace occidentale de Notre-Dame de
Paris, dont la portée alchimique fut dévoilée à de nombreuses
reprises du XVII° siècle au XX° siècle.
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